Conseil municipal du 10 avril 2026 : déclarations du groupe Is Avenir (2ème partie) - Indemnités des élus
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Retrouvez ci-dessous la déclaration complète du groupe « Is Avenir » concernant l'augmentation des indemnités des élus lors du conseil municipal du vendredi 10 avril.
Conseil municipal du 10 avril 2026
Déclaration du groupe « Is Avenir » concernant les indemnités des élus
En 2020, vous avez fait le choix de supprimer un poste d’adjoint, passant ainsi de 8 à 7 adjoints.
Ce choix n’avait pas pour objectif de réduire les dépenses de fonctionnement, mais bien d’augmenter les indemnités des élus, et en particulier celle du maire, selon la répartition suivante :
- + 44,11 % pour le maire, soit 2 236 € brut
- + 26,06 % pour les adjoints, soit 693 € brut
- + 19,41 % pour les conseillers délégués, soit 447 € brut
Au final, même si vous indiquiez dans le magazine Isci&La n°73 d’octobre 2020 que l’enveloppe globale était « quasiment stable », cela représentait néanmoins une hausse de 4,5 % de cette enveloppe.
En cours de mandat, ces indemnités ont de nouveau augmenté, cette fois en raison d’évolutions légales, notamment la revalorisation de l’indice brut.
Ainsi, en fin de mandat, cela correspond à une hausse globale de +5,69 %, soit :
- 2 363 € brut pour le maire
- 732 € brut par adjoint
- 472 € brut par conseiller délégué
Aujourd’hui, vous faites le choix d’augmenter une nouvelle fois ces indemnités :
- 2 755 € brut pour le maire, soit + 16,60 % (fin de mandat) et + 23,23 % depuis 2020
- 827 € brut par adjoint, soit + 12,90 % et + 19,32 % depuis 2020
- 496 € brut par conseiller délégué, soit + 5 % et + 10,97 % depuis 2020
Même si, dans la délibération, vous tentez d’en atténuer la portée en mettant en avant l’enveloppe globale et en ne mentionnant que les montants « hors majoration », cette nouvelle augmentation apparaît, dans le contexte actuel, particulièrement significative et difficilement compréhensible pour les administrés et contribuables.
D’autant plus que, ces dernières années, vous n’avez cessé de mettre en avant la nécessité de maîtriser les dépenses de fonctionnement, notamment en matière de ressources humaines.
En 2020, vous justifiiez déjà cette hausse par la nécessité de couvrir les frais liés à l’exercice du mandat, notamment les déplacements.
Faut-il rappeler que les indemnités d’élus sont précisément déjà prévues pour cela ?
Il ne saurait pas davantage être avancé que cette augmentation viserait à compenser la hausse du coût de la vie : la grande majorité de nos concitoyens y est confrontée, sans bénéficier d’augmentations de cette ampleur.
Certaines collectivités invoquent également la hausse du prix des carburants. Là encore, cet argument apparaît limité, dès lors que, sauf exceptions, la majorité des réunions se tient sur la commune ou à l’échelle du territoire.
Il ne s’agit pas ici de polémiquer, mais simplement de constater. Quand il s’agit d’augmenter les indemnités, le constat est sans appel : « VOUS L’AVEZ FAIT ! ».
Sans surprise, le maire a tenté de justifier cette augmentation en avançant plusieurs arguments :
➡️ L’exemple d’une hausse plus importante dans une commune voisine
👉 Hors sujet : cela ne concerne pas l’utilisation de l’argent public issu des impôts des Issois.
➡️ La charge de travail et les responsabilités
👉 Elles sont connues, constantes et comparables à celles des élus des autres communes depuis de nombreuses années.
➡️ L’augmentation du coût de la vie
👉 Elle touche tous nos concitoyens, sans pour autant s’accompagner de hausses de revenus de cette ampleur.
➡️ Les frais liés au mandat (déplacements, carburant…)
👉 Rappel utile : les indemnités sont précisément déjà prévues pour couvrir ces frais, et surtout la grande majorité des réunions se tient localement.
➡️ Et faut-il rappeler que les élus disposent, en parallèle, d’un revenu ou d’une pension de retraite, là où nombre de nos concitoyens doivent, eux, faire des choix chaque mois ?
👉 Un autre choix, symbole fort d’exemplarité et de modération, était possible : ne pas augmenter les indemnités, voire les diminuer, comme l’ont fait certains maires dans de nombreuses communes. Une telle décision pouvait être prise par simple délibération du conseil municipal...
👉 Au final, il s'agit d'une augmentation significative et difficilement compréhensible dans le contexte actuel.
Conseil municipal du 10 avril 2026 : déclarations du groupe Is Avenir (1ère partie) - ROB 2026
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Retrouvez ci-dessous la déclaration complète du groupe « Is Avenir » concernant le ROB lors du conseil municipal du vendredi 10 avril.
ROB : Rapport d'Orientations Budgétaires
DOB : Débat d'Orientations Bubgétaires
Conseil municipal du 10 avril 2026
Intervention du groupe « Is Avenir » sur le DOB 2026
Le programme 2026 présenté par la majorité annonce une transformation profonde d’Is-sur-Tille.
Pourtant, le DOB 2026 met en évidence un décalage majeur : à ce stade, aucune des ambitions affichées ne trouve de traduction budgétaire. Les grands projets promis ne sont pas financés. Seules des actions de continuité sont financées.
Les projets emblématiques tels que le terrain de padel, la liaison train-tram, la cuisine centrale, le lycée, la liaison routière poids lourds ne font l’objet d’aucune prévision budgétaire.
Or, l’ampleur de ces investissements suppose, par définition, une programmation sur l’ensemble du mandat.
Un programme sans traduction budgétaire n’est pas un projet : c’est une intention.
Dans ces conditions, ne rien inscrire aujourd’hui interroge sérieusement leur faisabilité.
Des urgences connues mais insuffisamment prises en compte, voire oubliées
Parallèlement, les besoins immédiats, pourtant identifiés et documentés de longue date, sont eux aussi laissés de côté :
- Voirie
- Dojo / salle de danse
- Parking
- Maison des associations
- Passe à poissons
Certains de ces équipements relèvent pourtant d’enjeux réglementaires ou de sécurité.
Dans les faits, ils ne sont que partiellement financés, voire pas financés du tout.
Transition écologique : des intentions sans moyens
Alors même que l’adaptation au changement climatique devient une nécessité, aucun crédit significatif n’est prévu pour :
- Fontaines à eau
- Cheminements doux
- Désimperméabilisation et végétalisation (ombrières, bancs, îlots de fraîcheur)
- La récupération des eaux de pluie
Là encore, les orientations affichées ne trouvent pas de traduction concrète dans ce document budgétaire.
Économie locale : des besoins identifiés, zéro financement
Des actions pourtant essentielles pour l’attractivité et le bon fonctionnement de la commune restent sans réponse :
- Remplacement des chaudières
- Sonorisation du centre‑ville
Aucun financement n’est prévu.
Sécurité : des priorités absentes
Les mesures de sécurité du quotidien, pourtant indispensables, ne sont pas davantage prises en compte :
- Éclairage des passages piétons
- Accessibilité des trottoirs
- Signalisation
Là encore : aucun financement.
Des incohérences jusque dans les projets engagés
Enfin, même des projets déjà engagés, comme la buvette du rugby, ne disposent d’aucune inscription budgétaire.
Cela pose une question simple : comment poursuivre des projets sans crédits clairement identifiés ?
Conclusion
Le DOB 2026 révèle un décalage profond entre les annonces du programme et la réalité budgétaire.
Sans financement, les projets structurants resteront des intentions.
Sans priorisation claire, les urgences réglementaires et sécuritaires risquent de perdurer, voire de s’aggraver.
Sans vision financière assumée, la transition écologique et le développement économique resteront à l’état d’affichage ou de slogans.
Is-sur-Tille mérite un budget sincère, cohérent et pleinement tourné vers l’avenir.
Aujourd’hui, force est de constater que le compte n’y est pas.
Conseil municipal du 31 mars 2026 : questions du groupe Is Avenir
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Retrouvez ci-dessous mon intervention en fin de conseil municipal mardi soir.
Conseil municipal du 31 mars 2026 - Questions diverses du groupe Is Avenir
Monsieur le Maire,
Le 24 mai 2025, lors du festival de rock et de la fête de la bière, vous aviez déploré l’organisation, le même jour, d’une autre manifestation importante sur la commune, à savoir les Agris en Fol’Is.
Vous aviez alors indiqué que vous veilleriez à ce que plusieurs événements d’ampleur ne soient plus organisés simultanément.
Or, ce week-end se tenait la 32ᵉ foire aux vins et aux fromages. Cette manifestation, qui attire chaque année plus de 2 000 visiteurs, engendre inévitablement des difficultés de circulation et de stationnement sur le secteur des Capucins et du Quillier.
Cet événement, organisé à la même période chaque année, était programmé de longue date, dès mai 2025.
Dans ce contexte, nous nous interrogeons : pourquoi avoir autorisé l’organisation d’un loto à la salle des Capucins ce samedi 28 mars ?
N’aurait-il pas été plus pertinent d’envisager un décalage de date, afin d’éviter cette concurrence et ces difficultés ?
Par ailleurs, comme chacun le sait, la foire aux vins est organisée par le Comité des fêtes de Marcilly, mais elle se déroule sur notre commune et contribue pleinement à la valorisation et au rayonnement d’Is-sur-Tille bien au-delà de notre territoire, avec des retombées réelles en termes d’attractivité et de fréquentation.
À ce titre, les organisateurs mettent systématiquement en avant leurs partenaires : la ville d’Is-sur-Tille, la commune de Marcilly-sur-Tille, la COVATI et le Département.
Dès lors, on peut légitimement s’interroger sur la conception du partenariat portée par votre équipe.
En effet, plusieurs d’entre nous ont été témoins, ce week-end, d’une scène pour le moins surprenante.
Lorsque le président du Comité des fêtes a fait part aux adjoints présents samedi soir, de son interrogation face à plusieurs coupures de courant survenues durant la soirée — d’autant plus problématiques que la consommation électrique est désormais facturée aux organisateurs —, une de vos adjointes lui a répondu, de manière particulièrement abrupte, je cite :
« Si tu n’es pas content, va voir ailleurs. »
Cette réponse interroge, tant sur la forme que sur la vision du partenariat… et, plus largement, sur l’esprit "intercommunal" que vous mettiez en avant pendant votre campagne...
Bien cordialement,
Vincent Sauvageot
Conseil municipal du 20 mars 2026 : déclaration complète du groupe Is Avenir
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Retrouvez ci-dessous la déclaration complète que j’ai lue en fin de conseil municipal vendredi soir, dont seule une partie a été reprise dans la presse — avec, de surcroît, une coquille.
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
710 électrices et électeurs nous ont accordé leur confiance lors de ce scrutin, et nous tenons à les en remercier sincèrement.
Ces suffrages nous engagent. Ils traduisent l'attente d'un nombre important d'habitants en faveur d'une action publique plus transparente, plus participative et davantage à l'écoute.
Nous prenons acte du choix des Issoises et des Issois de reconduire le maire sortant pour un nouveau mandat, et nous le respectons pleinement.
Malgré la qualité de notre projet et de notre équipe, nous constatons que la prime au sortant demeure une réalité bien ancrée à Is-sur-Tille. Certains éléments de fin de campagne ont également pu contribuer à influencer une partie de l'électorat.
Nous regrettons par ailleurs que cette campagne ait été marquée par des situations que nous estimons regrettables : des pressions exercées sur certains de nos colistiers, des menaces adressées à des personnes — ou à leur conjoint — qui envisageaient de rejoindre notre liste, des propos que nous considérons comme excessifs voire calomnieux, ainsi que des pratiques de communication pouvant prêter à discussion, notamment dans l’appropriation de certaines réalisations auxquelles plusieurs membres de notre équipe ont également contribué au cours du mandat écoulé.
Nous ne souhaitons pas nous attarder davantage sur ces points. Les personnes concernées restent libres, si elles le souhaitent, d’engager toute démarche qu'elles jugeraient utile.
Cette élection marque la fin d'une campagne, mais certainement pas celle de notre engagement pour Is-sur-Tille.
Dans l'intérêt de notre commune et de ses habitants, nous formulons le vœu que les pratiques évoluent, que les attentes exprimées par les habitants soient pleinement prises en compte, et nous serons vigilants sur les décisions qui seront prises dans les années à venir.
Nous exercerons notre rôle au sein du conseil municipal avec sérieux, dans un esprit constructif, guidés par une seule exigence : l'intérêt général.
À titre personnel, je souhaite ajouter quelques mots.
Je tiens tout d'abord à remercier l'ensemble des agents municipaux, et en particulier le service communication, pour la qualité de leur travail au quotidien au cours de ces douze dernières années.
S'agissant des dossiers liés au numérique, je me tiens bien entendu à disposition pour assurer une transition sereine sur les aspects techniques.
Monsieur Darphin, Thierry,
Je veux également te dire que j'ai été profondément blessé par les conditions dans lesquelles mon éviction de l'équipe municipale est intervenue.
J'aurais souhaité un peu plus de considération pour tout le travail que j'ai réalisé au sein de l'équipe municipale.
Pour les nouveaux membres de ta majorité, j’espère pour eux que tu sauras accepter la contradiction et les critiques, et faire preuve de respect… et de considération à l’égard de tous les conseillers.
Parce que je veux rester optimiste, je retiendrai malgré tout un point positif : cette situation m’a permis de construire une nouvelle équipe et de découvrir des personnes profondément humaines, bienveillantes et pleinement investies pour l’avenir de notre commune.
Tu ne voulais plus de moi au conseil municipal ? Eh bien, je serai toujours là et bien présent pour représenter celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ta politique et dans ta façon de diriger la commune.
Certes j'ai changé de place autour de la table, mais je conserverai toujours ma liberté de parole.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite à toutes et à tous une excellente soirée.
Bien cordialement,
Vincent Sauvageot
Is-sur-Tille : mobilisation contre la suppression d'heures d'enseignement
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Hier matin, parents, élèves, enseignants et élus se sont réunis pour exprimer leurs inquiétudes face à la suppression d’heures d’enseignement, qui impactera les classes de 6e et de 4e dès la rentrée prochaine.
Une mobilisation qui rappelle combien ces sujets sont essentiels et méritent une attention constante.
Les élus d’Is Avenir étaient présents et mobilisés. Nous apportons tout notre soutien à l’équipe éducative, à la fois engagée, attentive et professionnelle.
Nous continuerons à défendre des conditions d’apprentissage sereines et un enseignement de qualité pour les enfants d’Is-sur-Tille et de notre territoire.
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